LE MUSEE DE L’ORANGERIE

Le musée de l’Orangerie se situe au coeur du Jardin des Tuileries dans le 1er arrondissement de Paris. Historiquement, ce lieu fut créé à la demande de Napoléon III pour abriter pendant l’hiver les plantes fragiles du Jardin des Tuileries. En 1921, le lieu sera attribué aux Musées nationaux et dès 1927 deux salles sont aménagées pour recevoir les Nymphéas de Claude Monet et plus tard un sous sol pour la collection Walter-Guillaume et les exposition temporaires.

Le musée de l’Orangerie reste à taille humaine si nous le comparons au Louvre. Si vous êtes sur Paris pour peu de temps et devez choisir un musée, n’hésitez pas. Allez au musée de l’Orangerie. La proximité de la place de la concorde, du jardin des Tuileries en font de plus un lieu de promenade très agréable. Avec les Nymphéas et la collection Walter-Guillaume dédiée à l’art moderne, Le musée de l’orangerie nous offre un riche aperçu de l’art impressionniste et moderne fin du XIX et  XXème siècles.

  L’auditorium déroule 5 présentations dont :

– Le dessein des Nymphéas, Gauguin – A la recherche du Paradis perdu, Soustine – le peintre écorché

Pour une meilleure appréhension, je vous conseillerai d’aller d’abord à l’auditorium. Chaque présentation dure 40 minutes. Si votre temps est compté, en choisir une seule et en ce cas n’hésitez pas – Le dessein des Nymphéas. Je suis allée les admirer avant et après la présentation et je vous l’assure je n’en ai goûté toute la quintessence et ressenti toute l’émotion devant cette vision multiple des Nymphéas qu’après avoir suivi la présentation audiovisuelle. J’avais le sentiment de les redécouvrir.

Le Musée de l’Orangerie – L’aventure des Nymphéas

En 1893, Monet aménage dans sa propriété de Giverny un jardin d’eau afin d’y faire fleurir des Nymphéas (nom savant des nénuphars).

A partir de 1897 (il a 53 ans) et pendant plus de 30 ans, il va se consacrer à peindre ces nymphéas à toutes les heures de la journée, sous toutes les lumières, du matin clair au soleil couchant. Il traduit la vision de l’eau, de ses reflets, de ses profondeurs et celles des berges alentours. Il n’y a ni haut, ni bas. L’eau, le ciel, la terre et l’air sont intimement mêlés. Toute notion de perspective est absente. Dès cette époque, Monet a pour projet au delà des tableaux de réaliser plusieurs fresques ( au total 8). Il veut faire don de deux d’entre elles aux Musée Nationaux. Son ami Clémenceau le convint d’offrir la totalité à un musée, le musée de l’Orangerie. Monet se laisse convaincre, souhaitant offrir aux parisiens un havre de paix dans lequel se ressourcer (nous sommes dans l’après guerre 14-18). Ce sera sa contribution (qu’il juge minime) à l’effort de guerre. En 1927, l’exposition est ouverte au public qui n’est pas au rendez vous, désormais plus sensible à l’art moderne. Il faudra attendre les années qui suivent la seconde guerre mondiale pour que l’on voit dans les nymphéas les racines de l’art abstrait. Le succès ne se démentira plus.

L’Avis d’Annie : *****

Ces fresques sur l’ensemble des murs des deux salles elliptiques sont simplement sublimes. C’est une invitation au repos et à la réflexion. Nous marchons le long de ses fresques comme lors d’une promenade au bord de la rivière sous différentes lumières du jour, du soleil levant au soleil couchant et ce dans une unité de temps. Surprenant !

Les Nympheas

Les Nympheas

Le Musée de l’Orangerie – La collection Walter-Guillaume

Paul Guillaume est un marchand d’art qui exercera son talent dès 1911 sous l’aile d’Appolinaire, jusqu’à son décès à 41 ans en 1934.  Au delà du commerce, il devient collectionneur et un spécialiste de l’art moderne. A défaut de pouvoir acquérir dès le début les toiles de Derain, Picasso, Braque ou Laurencin, déjà trop chères pour lui, il sait découvrir trois nouveaux peintres, Chirico, Utrillo et Modigliani dont il va acheter toutes les peintures pendant 2 ans. Et c’est ainsi que peu à peu, il se fait reconnaître comme le spécialiste de l’art moderne et constitue à force d’investissement, d’achat et de revente une collection privée dont il veut faire don à l’état. Sa collection privée d’art moderne est considérée en 1929 comme l’une des plus importantes d’Europe par le nombre et la qualité. Paul Guillaume souhaite faire don de sa collection à l’état dès 1929. Sa disparition prématurée l’empêche de réaliser ce voeux qui le sera après de nombreuses péripéties par sa veuve en 1959.

L’avis d’Annie : *****

On côtoie dans cette collection Picasso, Modigliani, Derain, Matisse, Cezanne, Laurencin, Gauguin, Soustine, Renoir et Utrillo. Mais ce que je retiens c’est la qualité des oeuvres ainsi élues pour constituer sa collection. Contrairement aux expositions plus classiques, nous retrouvons entre les différents peintres un fil conducteur qui ne cesse de nous séduire : ce quelque chose de commun, à la fois inexplicable et pourtant si présent. Après la promenade de Monet, c’est celle de l’art moderne et de l’impressionnisme par les yeux de Paul Guillaume et c’est peut être là le secret de ce petit quelque chose……

Les oeuvres de Modigliani, en prêt en Italie, sont absentes de cette présentation, dommage…. Leur retour est programmé fin février.

Le site : http://www.musee-orangerie.fr

 

 Derain « Portrait de Madame Guillaume au grand chapeau »

DSC_0195

Renoir « Claude Renoir, jouant »

DSC_0199 

Cezanne « Le déjeuner sur l’herbe »

DSC_0223

Renoir « Femme nue »                       Paul Cezanne « Le rocher rouge »                                                               

DSC_0196DSC_0202

                                                             Henri Matisse « les trois soeurs »

DSC_0205

Marie Laurencin « Mademoiselle Chanel

DSC_0209

Rousseau  « La cariole du Père Junier »                    Derain « Nu à la cruche »

DSC_0211 DSC_0213

Matisse « La femme au violon »                                    Picasso « Femme au tambourin »

DSC_0215 DSC_0217

Cezanne « Le déjeuner sur l’herbe »                              Cezanne « Arbres et maison »

DSC_0223 DSC_0226

Kees Van Dongen « Portrait de Paul Guillaume »   Derain « Portrait de Paul Guillaume »

DSC_0237 DSC_0239

4 Comments

  • Mireille Laroche dit :

    Une bouffée de belles choses dans un univers médiocre cela fait du bien

  • Mireille Laroche dit :

    Je disais donc, jolie plume et j ai appris plein de choses ,c est un musé où j allais souvent avec ma maman lorsque j étais enfant ,cela m a permis de faire un bon en arrière.
    Bravo pour les photos, pour quelque chose d interdit ..tu as raison c’est une négo réussie.
    merci pour cette jolie parenthèse.

    • annie dit :

      L’art nous ouvre à tant d’émotions mais celle qui consiste à te redonner un bout de ton enfance est sans doute la plus importante. J’en suis très heureuse. A bientôt.

  • Solenn dit :

    Ce lieu semble en effet paradisiaque!

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *